Une histoire de Cabas et de femmes
Héritage du quotidien, le Cabas Vanessa Bruno traverse les générations avec une évidence tranquille. Né du désir d’une jeune mère de concilier élégance et vie bien remplie, ce sac iconique incarne depuis plus de vingt ans une certaine idée de la femme en mouvement : libre, active, plurielle.
Fabriqué en France, reconnaissable entre mille, le Cabas est devenu plus qu’un sac : un complice, un témoin, parfois même un lien. Qu’il soit transmis de mère en fille, prêté le temps d’un moment-clé ou simplement partagé en souvenir, il raconte une histoire intime et collective.
Dans ce Journal, des femmes nous ouvrent les portes de leur quotidien, et de leur Cabas. À travers leurs gestes, leurs mots, leurs rituels, elles dessinent les contours d’un objet devenu essentiel. Une icône qui se glisse dans la vie et s’y attache, avec douceur et justesse.
La gentillesse, la douceur et, surtout, la liberté d’être différent – d’être libre, sensible et rêveur.
Une journée dans la vie de votre Cabas, qu’y a-t-il à l’intérieur ?
Le matin : un rouge à lèvres sans son capuchon et un carnet. Une pince à cheveux oubliée, des écouteurs emmêlés, un ticket, une tétine égarée et un baume à lèvres Thomsen. Les clés toujours tout au fond, sous un roman jamais ouvert. Mon Cabas est un mélange d’ordre et de chaos soigneusement orchestré.
Si votre Cabas pouvait parler, que dirait-il de vous ?
Que je suis toujours en mouvement, un peu désordonnée, mais que j’ai toujours un parfum sur moi. Comme un Cabas, je sais garder vos secrets, vos clés, et parfois, vos petits tracas.
Un geste, transmis de femme en femme, qui vous porte encore aujourd’hui :
Une main sur l’épaule, quand les choses deviennent un peu trop lourdes.
Le Cabas, pour vous : armure ou cocon ?
Les deux, évidemment ! Mon Cabas est un peu comme une seconde maison.
Comment aimez-vous votre Cabas ? Patiné par le temps et chéri comme un talisman, ou toujours impeccable ?
Étrangement, même si je ne suis pas la personne la plus soigneuse, j’aime que mon Cabas soit impeccable – au moins à l’extérieur.
Ne jamais abandonner.
Votre tout premier souvenir avec le Cabas :
Dans la cour de l’école, avec mon Cabas au bras.
Ce que votre mère portait dans son sac et qui vous fascinait :
Son agenda en cuir.
À qui aimeriez-vous transmettre la tradition du premier Cabas, et pour quelle occasion ?
À ma fille, pour son premier jour au collège.
Une journée dans la vie de votre Cabas, qu’y a-t-il à l’intérieur ?
Portefeuille, carte de métro, blush, stickers pour les ongles, et goûter pour les enfants.
Comment aimez-vous votre Cabas ? Patiné par le temps et chéri comme un talisman, ou toujours impeccable ?
Les deux. Patiné pour le grand, et toujours impeccable pour le petit du soir !
« Ne perds jamais ton élégance, même dans les moments difficiles. » Une force douce qui me porte encore aujourd’hui.
Ce que vous espérez inculquer à votre enfant :
Qu’elle ose vivre selon ses propres rêves, et qu’elle sache que la liberté est un trésor qu’il faut protéger.
Votre tout premier souvenir avec le Cabas :
Lorsque je suis arrivée à la rédaction d’un grand magazine de mode dans les années 2000, j’ai vite compris que ce sac était un incontournable intemporel. Il était partout, dans les pages des magazines et au bras des rédactrices.
À qui aimeriez-vous transmettre la tradition du premier Cabas, et pour quelle occasion ?
J’ai déjà commencé : j’en ai offert un à Tamara pour sa première année de lycée. Un tout neuf pour remplacer le Cabas adoré mais usé qu’une amie lui avait donné.
À quoi ressemblent 24 heures dans la vie de votre Cabas ?
Le matin, quelques courses rapides au marché bio. L’après-midi, il voyage dans mon panier de vélo rempli de pochettes. En début de soirée, il se transforme en sac de sport. Et à la nuit tombée, il boude sur le porte-manteau, remplacé par un mini sac.
Quel geste, transmis de femme en femme, perdure encore en vous ?
Choisir des fleurs fraîches pour la maison après un passage au marché.
Le Cabas, pour vous : armure ou cocon ?
Mon cocon, il porte mon univers et mes secrets.
Comment aimez-vous votre Cabas ?
Impeccable, comme au premier jour. Je n’aime pas l’usure, j’en prends grand soin.
Less is more.
Ce que vous espérez transmettre à votre enfant :
Une routine saine. Savoir profiter des petits plaisirs de la vie à travers des choses simples.
Votre tout premier souvenir avec le Cabas :
Au collège, j’ai commencé à remarquer que tout le monde en avait un. Un jour, une amie m’a donné le sien – il était beige et un peu usé, mais je l’adorais.
Quel geste, transmis de femme en femme, vous guide encore aujourd’hui ?
Prendre soin de moi et de mon entourage.
Le Cabas, pour vous : armure ou cocon ?
Définitivement mon cocon, un refuge portable où je range tout ce qu’il me faut pour passer une journée confortable.
Un sourire.
Votre tout premier souvenir avec le Cabas :
Au collège, où chaque fille devait avoir ce sac pour faire partie du groupe. Issue d’une famille modeste, c’était une vraie dépense – mais Noël était le moment où les vœux se réalisaient.
Ce que votre mère portait dans son sac et qui vous fascinait :
Un rouge à lèvres bordeaux que j’ai toujours voulu lui piquer, et son grand portefeuille débordant de papiers – je ne sais toujours pas pourquoi elle les gardait tous, honnêtement !
À qui aimeriez-vous transmettre la tradition du premier Cabas, et pour quelle occasion ?
À ma fille. La transmission compte, elle raconte une histoire, conserve un souvenir.
Un geste, transmis de femme en femme, qui vous porte encore aujourd’hui :
Rouge à lèvres ou baume – il y a quelque chose de sacré dans le fait de soigner ou de sublimer ses lèvres.
Comment aimez-vous votre Cabas ? Patiné par le temps et chéri comme un talisman, ou toujours impeccable ?
Patiné. Il a voyagé, il a tenu bon, et c’est ce qui le rend plus fort.
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